parabole de la règle des cieux résumé 1

Publié le par joS

Entrons dans ce que peut être une parabole.

                            L’enseignement en Parabole de Jésus

                           

               Le collier des paraboles traitant du Royaume des cieux

 

 

 Résumé n° 1

 

Qu’est ce qu’une parabole ?

Peut on comprendre pour quelles raisons Jésus a enseigné fréquemment en parabole ?

Existe t il une différence fondamentale entre ce mode d’enseignement de Jésus  en parabole, et l’enseignement de la torah par les scribes et par lui-même dans de nombreuses circonstances ?

 

Avant de définir la notion de parabole, parlons de l’enseignement de Jésus.

 Celui-ci se faisait sur le mode oral. Le discours était structuré  (un peu comme peut l’être la poésie en vers), pour une raison primordiale, celle de pouvoir être mémorisée. Le peuple juif était un peuple de mémoire. Il apprenait à lire dans la bible (le lévitique), et l’apprenait par cœur. Les disciples de Jésus, comme tout bon disciple, apprenaient l’enseignement par cœur pour pouvoir transmettre sans aucune variation du discours.

Ainsi la mémorisation a pour but principal la transmission parfaitement fiable de la parole dite par Jésus

 Elle a également un autre intérêt pour celui qui mémorise. Le texte mémorisé n’est pas forcement immédiatement compris. Mais gardé en mémoire il sera disponible plus tard, et pourra  prendre sens en présence d’autres évènements ou à la lumière de nouvelles données.

 

Colliers de paraboles

 

Les paraboles de Jésus traitent de thèmes différents, ainsi on trouve des  paraboles traitant du Royaume (ou Règle) des cieux, d’autres du shabbat… Les paraboles traitant d’un même thème ont été réunies par Jésus en collier tel des colliers de perles où chaque parabole est une perle. L’agencement des perles n’est pas arbitraire. Il existe un fil conducteur porteur de sens. Il existe également, dans la symétrie des perles qui se répondent dans le collier, un rapport porteur de sens (1ère--    dernière, 2nd --avant dernière, etc.  ) Une perle éclairant l’autre.

Cette structure apportant du sens à différents niveaux ne peut être le fait du hasard mais voulu. Elle a comme avantage d’être plus facile à mémoriser.

Lors du passage de l’oral à l’écrit les paraboles ont été enchâssées dans le contexte de l’histoire de Jésus donnant également sens au contexte particulier dans lequel elle se trouve.  

 

Qu’est ce qu’une parabole ?

 

Le mot parabole veut dire «  comparer » 

Mais le mot hébreux mashal = parabole veut également dire régner, gouverner.

La formule dans les textes signalant une parabole est le mot comparable,  semblable, ressembler.

«  à quoi est comparable….qui …

«  à quoi puis je faire ressembler….à …qui

«  le Royaume des cieux est semblable à….que  » 

 

Mais l’on voit que Jésus à un langage particulier pour nous faire découvrir ce qu’il veut nous enseigner. Il utilise des images très simples du monde sensible, du monde visible. Il utilise des situations, des objets d’une banalité extrême, par exemple le levain, la farine, la pierre…, pour nous parler d’une chose invisible, intelligible.

Il est évident que son langage est crypté. Son discours et les objets qui le composent font signe d’une autre réalité qui n’est pas visible, elle. Ils font signe d’une réalité intelligible, réalité du monde invisible. 

L’on peut dire, qu’à une réalité sensible (objet) correspond une réalité invisible, et nous verrons que cette correspondance est unique et non arbitraire.

 Découvrir cette réalité intelligible nécessitera tout un travail d’analogie. Il faudra rechercher toutes les similitudes qui peuvent exister entre les deux réalités

Ex : En présence d’une pierre il nous faudra rassembler toutes ses qualités : sa dureté, sa constance, indéformable etc.…  Il nous faudra pouvoir dire que «  la réalité invisible dont elle fait signe est semblable à la pierre : dure, indéformable, ce qui va nous permettre de la localiser pour pouvoir la nommer. »

Nous découvrirons ainsi que la pierre fait signe de la réalité invisible qui est « la Vérité immanente au monde » ;

Donnons l’exemple du changement de nom de Pierre par Jésus.

Il se nomme Shimon et Jésus l’appelle Keffa.

Son nom complet sera,

                               Shimon                                Keffa                           bah    Iona

Le mot lui-même veut dire en hébreux

                               oreille                                 pierre                           fils     colombe

Le sens analogique, ou intelligible est

                            bon entendant      de la Vérité immanente         fils de l’Esprit Saint

 

Ce qui correspond exactement à la fonction à laquelle il va être destiné : « chef » de l’Eglise, ce qui est également la fonction de notre pape.

 

Pourquoi utiliser une telle méthode ?

D’abord, sans vouloir ici en faire la démonstration, à tout objet sensible correspond une réalité invisible unique et invariable, non lié au temps ni à la culture.

Un discours en parabole ne se déformera pas avec le temps et la culture. Les objets sensibles sont stables (une pierre, un filet  une barque). Leur stabilité est plus grande qu’un mot dont le sens peut varier. Ex : un pavé : pavé de la rue, un pavé numérique.

La mise en présence avec l’objet met en présence avec la réalité invisible qu’il signifie. L’enseignement de Jésus aux foules aura donc pour effet de les enseigner de façon inconsciente de ces réalités, un peu à la manière des contes qui aident à structurer la psyché des enfants.

Pour les disciples du rabbi, leur travail de mémorisation leur enseignement approfondi, l’inspiration qu’ils reçoivent leur donnent l’intelligence des paraboles :

 « et il nous ouvrait le sens… »

 

 

 

Cette première traduction des paroles de Jésus, le passage des images sensibles, qu’il nous donne à voir, à leur sens intelligible, nous apporteras un premier niveau d’interprétation.

Mais l’on voit que les paraboles elles mêmes sont analogiques.

La  phrase de Jésus commence toujours par,

Le Royaume des cieux est semblable à  (ou comparable à… , ou analogue à..)

          un grain de sénevé qui..

           du levain qu’une femme à pris…

           un trésor caché…

Il nous faudra donc refaire la même opération que ce que nous avions fait pour découvrir à quoi correspondaient les images que nous montraient Jésus.

Ainsi nous pourrons dire

   Comme l’on peut dire de la vérité immanente qu’elle est dure comme la pierre

                                                                                  que son maniement peut être dangereux

   l’on pourra dire de la Règle des cieux qu’elle est comme ce que représente

                                                    le grain de sénevé qui pousse                

                                                    le levain dans la pâte…        

Nous aurons donc un deuxième niveau d’interprétation qui nous fera comprendre en profondeur à quoi peut correspondre cette règle, ou ce Royaume des cieux.

 

Il s’agit donc là de l’enseignement spécifique de Jésus, son mode de gouvernement de nos âmes et de nos cœurs pour transformer nos modes de pensées et progresser dans l’intelligence de la Vie

Réformer nos critères de pensées et de sentiments pour devenir des hommes sains et saints.

Mt 13. 34

« Jésus dit à la foule toutes ces choses en paraboles,  et il ne lui parlait point sans parabole, afin que s’accomplisse ce qui avait été annoncé par le prophète : J’ouvrirai ma bouche en paraboles. Je publierai des choses cachées depuis la création du monde ».

voir Isaïe.

 

L’enseignement en parabole révèle des choses cachées depuis la fondation du monde, c’est l’action de Dieu dans le monde.

 

 

 

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Publié dans Etude gr. de prière

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