parabole de la règle des cieux résumé 2

Publié le par joS


L'enseignement de Jésus dans la maison : la Torah

        Le collier des paraboles traitant du Royaume des cieux.

 

 

 

 Résumé 2

 

 

Nous avons vu que le discours de l’Evangile, concernant la perle d’ouverture, nous montrait un paysage (cf. : lecture du texte).une scène de la vie de Jésus.

 

Il se trouve d’abord dans la maison de Pierre où il enseigne la Parole en présence d’un nombre restreint de personnes (habitués de la maison, sophérims,...).

Puis il sort,  va sur le bord du rivage où la foule le suit.

Puis il monte dans une barque, s’éloigne du rivage, et enseigne de la barque à la foule, restée sur le rivage. Il enseigne en paraboles.

 

Toute cette partie de texte parle donc d’enseignement.

 Nous allons apprendre quelque chose concernant l’enseignement de Jésus.

On voit que l’on a deux situations qui se répondent, séparées par le rivage.

D’une part, Jésus enseignant sur la terre dans la maison,

D’autre part un enseignement sur l’eau dans la barque.

Probablement l’enseignement de Jésus dans la maison et son enseignement dans la barque sont différents. Cela ne doit pas être le même enseignement.

Dans le paysage qui nous est montré, nous avons deux situations : Jésus enseignant sur la terre ferme dans la maison et Jésus enseignant sur les eaux dans la barque, séparés par la   ligne du rivage. On voit que ces deux scènes se répondent et paraissent complémentaires l’une de l’autre.

De la même façon, les deux enseignements doivent être complémentaires, l’un venant éclairer l’autre.

De plus nous savons maintenant que les images qui nous sont montrées (la maison, l’eau, la barque …) font signe d’autre chose, non visible. Nous allons donc découvrir un sens second à ces textes, pas directement donné par les images représentées.

Commençons par voir ce qui se passe dans la maison.

Dans la maison Jésus leur parlait la Parole. Pour un juif enseigner la Parole voulait dire la Parole de Dieu càd. la Torah.

 

 

 

En quoi consiste la Torah ?

 

Le terme Torah signifie la Loi (Paroles et enseignements normatifs aussi bien que « lois » proprement dites).

Pour les hébreux elle est la Parole révélée à Moïse de Dieu. La Révélation.

De transmission orale elle fut transcrite par la suite.

La Torah consiste principalement en 5 livres qui forment le Pentateuque.

Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome.

Dans un sens plus large la Torah englobe le canon des Ecritures admis par les juifs : les Prophètes (Nébiim),

D’autres éléments, les hagiographes (Kétoubim).

Contrairement au Coran, la Torah (et toute la bible) demande une interprétation de la part de l’homme. Si le Corpus de la Torah ne doit subir absolument aucune modification, le texte nécessite un travail d’interprétation.

La Torah est accompagnée d’un enseignement provenant de Moïse et donnant les prescriptions nécessaires à la mise en pratique des commandements de la Loi.

Ce texte s’appelle « la tradition orale » plus ou moins rapportée par la Michna.

Elle-même a été commentée par de grands rabbis. Ces commentaires sont rassemblés sous le nom de la Gemara.

Michna et Gemara et tosephta  constituent le Talmud, qui veut dire  « la chose qui doit être apprise ».

 

Ainsi la Loi de Dieu au travers de ses écrits et de leurs applications a donné lieu à une lourde jurisprudence que les juifs pieux suivaient scrupuleusement, sans en connaître forcément le sens profond. Scribes et pharisiens imposaient cette jurisprudence au peuple d’Israël, d’où les paroles de Jésus.

Mt 11. 28-30  « Venez à moi, vous tous qui êtes chargés et fatigués (sous le poids du fardeau), et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, …..car mon joug est doux, et mon fardeau léger. »

Mt 23. 2-12  «Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse …

Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes. »

Lc 11. 46  « Malheur à vous aussi docteurs de la Loi, parce que vous chargez les hommes de fardeaux difficiles à porter. »

Le « fardeau » correspondant à cette charge jurisprudentielle imposée sans intelligence.

 

Peut on réduire la Torah à de simples pratiques dictant les règles de conduite à un peuple, dans le temps présent ?

YHWH parle de sa Loi et des commandements

Dt 30.10-20  « ………..c’est une chose (ou parole ; en hébreu chose et parole se disent par le même mot davar), au contraire, qui est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu le mettes en pratique. »

Jr 31. 33  (trad. hébreu) « Je donnerai ma doctrine dans leurs entrailles et sur leur cœur. »

La Torah, qui est la Parole Dieu (le Verbe de Dieu) est atemporelle, hors du temps.

Les figures de la Révélation et sa jurisprudence, données à Moïse, elles, sont dans le temps de ce monde ci.

 Enténébré par le péché originel, l’homme avait besoin d’une Révélation divine, absolument nécessaire à l’homme pour avoir accès à la  connaissance de Dieu et également pour nous connaître nous même càd. reconnaître notre nature humaine.

 Donc la Torah et ses commandements sont en réalité inscrits en notre nature.

La Torah est constitutive de la nature humaine, elle fait partie des « murs ».

Elle est la norme de tout homme, sa « loi naturelle » correspondant au droit positif lorsque celui-ci découle de la raison.

En deçà du respect de cette norme nous ne sommes plus dans l’humanité. La Révélation donnée à Moïse est là pour nous rappeler le chemin de notre humanité.

Ce besoin impératif d’atteindre notre humanité est dicté par la nécessité absolue de renouer avec Dieu.

Dieu fait alliance avec les hommes  pour constituer son peuple’, mais l’homme doit faire son « chemin d’humanité » pour arriver à l’ultime point du sacrifice de Yom Kippour.

C’est Jésus qui poursuivra et nous ouvrira le chemin de Dieu en accomplissant la Torah (la Torah écrite, la Torah en nous) et le véritable sacrifice pour le Peuple de la liturgie de Kippour.

Pour arriver à la connaissance de Dieu et de notre nature humaine, dans la situation de péché où nous sommes, Dieu nous donne deux moyens : la Révélation et contempler ses œuvres (Jésus ressuscité nous donnera les œuvres de grâce dans les sacrements). Cette Révélation a été donnée sous formes de « figures ». Dans un premier temps ces figures ont été l’objet de prescriptions pour respecter la Loi, ce qui était indispensable.

 -Interdit de monter sur la montagne où Dieu se manifeste, sous peine de mourir.

 -Interdit de travailler le jour du shabbat sous peine de mourir.

Cette compréhension de la Torah au niveau des figures correspond au « lait maternel », langage du monde. Ceci est une bonne chose, à la condition que cela ne soit qu’une étape. En rester là n’aboutira qu’à  une compréhension et à une pratique purement jurisprudentielles de la Torah sans jamais en avoir l’intelligence, ce que Jésus reproche aux scribes et aux pharisiens.

Une interprétation des « figures » de la Torah va être nécessaire pour en saisir le sens profond.

Ainsi nous pouvons dire que la Torah est la Loi de Dieu qui constitue notre nature humaine en la restaurant du désastre du péché originel. Loi normative de l’homme.

 Mise en acte et ritualisée, comprise au delà du signe, elle nous modèlera et nous préparera  l’enseignement sur les eaux de Jésus.

Jn 3. 1-13 « ………….Tu (Nicodème) es le docteur d’Israël et tu ne sais pas ces choses ?..............

Si vous ne croyez pas quand je vous ai parlé des choses terrestres,

Comment croirez vous quand je vous parlerai des choses célestes ? »  

 

Lire : Mt 5.17-20  «  Ne croyez pas que je sois venu  pour abolir la loi et les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.

Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à tout soit arrivé. Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les observera et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux.

Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. ».

 

 

 

 

 

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Publié dans Etude gr. de prière

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