parabole de la règle des cieux résumé 3
Le collier des paraboles traitant du Royaume des cieux
Résumé 3
Enseignement dans la maison.
Nous avons appris en regardant le « paysage-parabole » qui nous était montré dans la perle d’introduction que celui-ci parlait de l’enseignement de Jésus. Qu’il y avait là deux sortes d’enseignement : l’enseignement dans la maison sur la terre et l’enseignement dans la barque sur l’eau. Que ces deux enseignements étaient différents l’un de l’autre mais se répondaient comme dans « une balance » et se complétaient, l’un venant éclairer l’autre.
L’enseignement dans la maison concernait, l’enseignement de la Parole c.à.d. la Parole de Dieu qui est la Torah, révélée à Moïse.
Les savants présents dans la maison, c.à.d. les sophérims ou scribes convenaient qu’il parlait d’autorité de la Torah venant de Dieu par Moïse, mais se demandaient d’où cela pouvait bien lui venir puisqu’on ne lui connaissait pas de maître, de rabbi l’ayant enseigné.
Son intervention était autorisée puisqu’il expliquait les « figures » de la Torah, donc la raison d’être de ces figures et de leur mise en pratique.
Mais si nous voulons aller plus profond dans l’explication il nous faut essayer de comprendre se que représentes les « choses » du tableau. Ainsi à quoi peut on référer la maison, à quoi peut on l’analoguer, ou encore de quoi la maison fait elle signe. Réalité invisible dont on peut dire, de façon similaire : qu’il s’agit d’une construction humaine, qu’il faut l’édifier, qu’il y faut des murs, que ces murs sont composés de choses diverses équivalentes à la pierre, la poutre…qu’elle nécessite l’équivalent d’un seuil et une porte pour régler les entrées et les sorties. Qu’il faut un maître de maison qui donnera la règle des échanges….
La recherche de la réalité intelligible correspondant à la maison nous mène progressivement vers quelque chose qui pourrait correspondre et être proche de ce que l’on nomme « l’homme intérieur ». D’ailleurs un autre travail du même type nous avais fait découvrir que la poutre pouvait correspondre à la Torah. Donc la place de la Torah, la vraie, atemporelle, dont nous disions qu’elle était constitutive de l’homme, est les « poutres » des « murs » de cet homme intérieur que nous sommes, et que l’enseignement de Jésus révèle et en permet la poursuite de son édification.
L’édifice qu’est notre « homme intérieur » sera radicalement transformé lorsque Jésus en sera le maître de maison, avec notre liberté- volonté, nous faisant passer de cette vie de mort à la vie éternelle.
Enseignement dans la barque sur l’eau.
C’est dans cette situation de Jésus que l’on parle d’enseignement en parabole. «…. et il leur parlait en de nombreuses paraboles ».
Contrairement à l’enseignement sur la terre ferme où tout est structuré, fixé, l’on pourrait dire rationnalisé, l’enseignement sur l’eau est beaucoup plus mouvant, sans repère, comme l’est l’eau. Seule partie solide, structurée, dans laquelle et sur laquelle on peut s’appuyer avec assurance, qui nous évite la mort part noyade dans cette masse d’eau, c’est la barque.
Il nous faut donc comprendre de quoi l’eau et la barque peuvent ils faire signe ?
L’on peut faire une remarque, c’est que Jésus ne pêche jamais dans la barque, ce sont les pécheurs futurs disciples et apôtres qui doivent pécher. Donc pour l’homme il lui faut la barque pour ne pas se noyer dans l’eau, un filet pour jeter dans l’eau et capturer du poisson, petit et 153 gros. Il devra le tirer dans le bateau, le ramener sur le bord, interface entre la terre et l’eau pour le trier et sans nourrir avec du pain. Pour Jésus rien de tout cela. Maître de l’ « eau », il peut marcher dessus sans se noyer. Il monte dans la barque et sans rien faire d’autre il est capable d’enseigner et dans une langue énigmatique, sous forme de parabole (Is 28. 9-29) « ….car c’est avec des mots dérisoires aux lèvres et dans une autre langue qu’il parlera à ce peuple ci. »
Ainsi l’eau, dans laquelle nous sommes entièrement immergées avant la naissance, fait signe de notre capacité à intégrer en nous toutes les données du monde. Effectivement si nous nous laissons emporter par ce flot de données sans apporter structure et ordre par la raison nous « coulons ». Ainsi un petit enfant au simple contact de son environnement intègrera le langage qui l’entoure. Pour que celui-ci ensuite devienne une véritable parole il lui faudra utiliser sa raison, structurer, y apporter de la cohérence. Le sens de la barque est justement cela : le lieu où peut apparaître le langage. Et justement le travail que font les pêcheurs dans la barque est de chercher, pêcher du sens, le rendre cohérent par la raison pour advenir à la parole.
On comprend mieux que Jésus source de l’eau des cieux (du monde venant) n’a pas besoin de faire tout ce travail. Sa parole en parabole est la parole des « cieux ».
Et d’ailleurs cela nous est dit et nous est promis.
Jn 4. 14 « celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle ».
Voila en quoi consiste l’enseignement en paraboles.
Mais de quoi parle cet enseignement ?
Jésus va nous enseigner des choses sur les rapports de l’homme avec Dieu et également des choses sur Dieu afin de mieux le connaître.
Son enseignement va par conséquent également réformer nos modes de penser.
Si les scribes ont bien compris qu’il parlait avec autorité de la Torah qui elle, ils le savent, vient de Moïse, d’où lui vient ce qu’il dit en parabole (sur l’eau) ?
S’il n’a pas de maître, c’est que cela ne peut être que d’inspiration divine comme prophète, supérieur à Moïse ? Mais peut il y avoir plus grand que Moïse qui était directement en lien avec Dieu. Donc, blasphème pour les scribes il se prend pour Dieu.
Mais oui Jésus est parfaitement homme, mais également entièrement Dieu.
Nous avons expliqué ce qu’est lemonde venant. Et bien Jésus, sa Parole est le monde venant, ayant pris chair c.à.d. étant entré dans ce monde ci, notre monde temporelle.