sens de la liturgie de la messe
Ce travail est destiné à mieux éclairer la profondeur du rituel de la messe, et à montrer les implications qu'elle entraine pour la personne qui y participe.
Liturgie de la Messe
Approfondissement du sens de la liturgie de la messe
La messe célébrée le dimanche est le sommet indépassable de la semaine, venant accomplir et clore le jour du shabbat.
Tout dimanche est Pâques.
Pâques est la Pâques des Pâques.
Sommet de la religion chrétienne catholique.
Qu’est ce que la Sainte Messe ?
en latin Missum signifierait un envoi mais ce n’est pas le sens de missa qui est un décalque du mot hébreu « Missa » qui veut dire « sacrifice d’élévation ».
« Ite missa est », « voici la messe est
dite » qu’on assimile à un envoi parce qu’effectivement tout est accompli.
La liturgie de la messe s’enracine dans la liturgie juive du seder de Pâque « Pessah ».
Seder : l’ordre/ la façon de faire la Pâque.
Si le repas de shabbat est une liturgie familiale, le seder de Pâque est une liturgie collective concernant tout le peuple. Autrefois, du temps du Temple, Pessah faisait partie des fêtes d’obligations, il durait 7 jours. Tout le peuple d’Israël avait obligation de se rendre au Temple pour un culte sacrificiel de l’agneau, holocauste d’action de grâce en mémoire de l’événement de la sortie d’Egypte. Même si cette fête se pratiquait alors comme maintenant en partie au domicile, elle reste une liturgie collective contrairement au shabbat qui est une fête familiale.
Dans le seder de Pâque on retrouve
La bénédiction du vin et du pain
Le sacrifice et le repas de l’agneau.
Jésus faisant partie du peuple juif fêtait la Pâque.
La dernière Pâque juive que Jésus a fêtée, repas sacré (qorbana), correspond à la Cène.
Ainsi comme dans tout rituel de Pâque juive, il bénit le pain et le vin,
comme le prêtre le fait de nos jours à l’offertoire, en ajoutant le « travail des hommes » :
« Tu es béni, Dieu de l’univers, toi qui nous donnes ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes ; nous te le présentons : il deviendra le pain de la vie. »
« Tu es béni, Dieu de l’univers, toi qui nous donnes ce vin, fruit de la vigne et du travail des hommes ; nous te le présentons : il deviendra le vin du Royaume des cieux. »
Mais nous verrons que Jésus ajoute quelque chose de tout à fait extraordinaire, après la bénédiction,
« Prenez et mangez, ceci est ma chair »
« Prenez et buvez, ceci est mon sang »
C.à.d. que les termes : « il deviendra le pain de la vie, il deviendra le vin du Royaume des cieux » qui était l’attente du peuple juif, signifiée lors de la Pâque juive, se réalise à ce moment.
Nous allons voir que le mystère de la messe comprendra, contiendra :
Le repas sacré, ou Cène (qorbana) ( à ne pas confondre avec le repas de parole, qoubala, les agapes fraternelles)
La transsubstantiation
La mort du Christ
La Résurrection
Le dimanche lorsque nous allons à la messe nous sommes à Pâques.
Pâques (tridum pascal) est Pâques des Pâques.
Il n’y a qu’une seule et unique messe qui se développe en une multitude de messes dans le temps et l’espace. Mais il n’y a qu’une unique messe de Jésus, atemporelle, existant jusqu’à la fin de notre temps, toujours présente et vivante. En participant au rituel de la messe nous ne faisons que rendre présent dans notre monde, le sacrifice constant et atemporel du Christ. Il s’est produit une fois dans le temps historique, il se perpétue jusqu’à la fin des temps.
La liturgie nous place dans le temps du jeudi au dimanche de Pâques.
La messe concerne tous ces temps réunis.
Elle nous unit à l’unique sacrifice du Christ. Sacrifice fait à Dieu.
Il s’agit d’un culte que nous devons rendre à Dieu. Il n’est pas facultatif.
Il ne s’agit pas d’une réunion, d’un rassemblement de gens pour prier ensemble, mais le rassemblement d’un peuple pour célébrer un culte dont la finalité est de rendre honneur et gloire à notre Dieu Un et Trine, hors de la création, dans son Repos, comme nous le suggère si justement le jour accompli du shabbat, qu’est le dimanche.
« Il a été élevé de terre, il attirera tout à lui. »
Les hommes sont attirés par Jésus. Ils sont élevés de terre, en Lui, dans les cieux à la droite du Père.
Pourquoi devons nous rendre un culte à Dieu ?
D’abord parce que cela fait partie de la loi naturelle.
D’autre part, cela est pour nous, devoir de justice.
La justice concerne la justesse des actes par rapport à Dieu, par rapport aux autres et par rapport à nous même.
Dieu est notre Créateur, nous lui devons d’exister et ce don appelle de soi déjà action de grâce et remerciements.
Mais Il nous fait un don encore plus grand, celui d’entrer dans sa filiation, de devenir « fils du Dieu vivant ». Seulement, si le premier don est hors de notre volonté, celui de devenir ses fils requiert notre accord libre et volontaire.
Nous sommes libres de le choisir comme Père, il faut vouloir être fils.
Toute la Révélation est là pour pouvoir réaliser la phrase de Dieu : « Je serai pour vous un Père, vous serez pour moi des (un) fils. »
Il est donc juste et nécessaire et nous avons une obligation de « justesse » pour ce qui est de rendre grâce à Dieu.
D’ailleurs Eucharistie veut dire action de grâce. L’acte de justice pour l’homme est de dire merci.
Mais comment rendre grâce à Dieu ? Instauration d’un culte.
L’homme déchu ne peut être source du culte à rendre à Dieu.
Son état d’impureté, le mélange et la confusion de sa pensée entraîneraient ipso facto un culte idolâtre, ce qui n’a pas manqué d’arriver aux hébreux en attendant le retour de Moïse du mont Sinaï.
Les « figures » du culte ont été instaurées par Dieu lui-même, accomplies par Jésus, dont la vie est le véritable culte divin rendu à Dieu.
Dans la liturgie nous faisons ce qui est reçu de Dieu. Nous allons voir un peu plus tard que la source première d’un culte rendu à Dieu remonte à Caïn et Abel.
D’autre part l’homme doit être rendu capable de rendre une action de grâce à Dieu. Il doit être habilité à entrer en communion avec Dieu.
Pour dire merci, il faut être rendu capable, être habilité à entrer en communication avec Dieu. C’est une grande prétention de penser que nous sommes « en prise directe » avec Dieu, comme le premier copain venu… grande illusion.
D’où la raison des rituels de la religion.
Sacrements du baptême, de la confirmation et initiation chrétienne sont indispensables pour communiquer avec Dieu. D’ailleurs dans l’ancien temps les catéchumènes quittaient la messe après l’enseignement car ils n’étaient pas rendus capables (n’ayant pas encore reçu le baptême) de participer au Sacrifice de la messe, le temps eucharistique.
Ainsi, dans la messe, on ne peut communiquer avec Dieu que si l’on a eu le sacrement du baptême. Nous verrons que nous aurons également besoin de tout un temps de purification avant d’entrer dans le temps eucharistique de la messe.
Sommes-nous seulement capables de rendre un culte à Dieu ? En quoi consiste ce culte que nous devons rendre à Dieu ?
Nous croyons trop rapidement et trop simplement que rendre un culte à notre Dieu est banal et facile.
Nous sommes toujours sous le régime du péché originel. Le péché originel a rompu notre lien avec Dieu.
Sortir du péché originel équivaut à sortir du monde. Ceci n’est pas automatique et nécessite la volonté. Le christianisme doit nous faire sortir du monde. Un chrétien vit dans le monde, mais pas selon le monde. (Il ne tue pas, il ne calomnie pas, il ne ment pas, il n’est pas adultère…..) Le rassemblement des hommes pour la messe ne correspond pas à une réunion du parti, unis par un pacte pour une action commune et qui se dissoudrait à la moindre difficulté.
Sommes-nous pour autant des frères ? Il s’en faut de beaucoup à voir l’état de nos relations habituelles.
Pour être frères, il faut avoir un père commun. Il nous faut une relation de paternité-filiation.
Dans notre cas il nous faut une relation de paternité juste avec Dieu que nous avons librement choisie pour être notre Père. Pour cela il faut que le lien de filiation, rompu par le péché originel, soit de nouveau recréé. Nous sommes absolument incapables de recréer ce lien. Jésus seul, homme et Dieu, en sera capable.
Ainsi les chrétiens savent qu’ils ne peuvent être frères s’ils ne reçoivent pas ce don, cette grâce du Christ.
On ne va pas à la messe parce qu’on est frères. Mais on sort de la messe étant un peu plus fraternel.
On reçoit un cadeau de Dieu
Et encore, on ne va pas à la messe parce qu’on s’aime bien, mais parce qu’on n’arrive pas à s’aimer, pour s’aimer plus.
Et encore, on ne va pas à la messe parce qu’on est bon, mais pour devenir bon.
Nous commençons à être sauvé par le baptême mais celui-ci n’a de sens que par rapport à la messe et à l’Eucharistie. La célébration de la messe de Jésus est le sommet indépassable de la vie chrétienne.
Donc malgré le baptême avant la messe de Jésus nous sommes parfaitement incapables de rendre un culte à Dieu, sinon un culte idolâtrique.
En quoi le sacrifice du Christ, sa mort et sa Résurrection nous rendent capable d’être fils, et de rendre grâce (un culte) à Dieu ?
Nous avons appris que la cause principale de cette incapacité tenait au péché originel qui avait rompu le lien entre Dieu et les hommes.
Il est bien sur impossible à l’homme de rétablir ce lien, Dieu seul en est capable. Il va lui-même rétablir la filiation. Mais pour cela il doit assumer la nature humaine. Et c’est ce qu’il fait en l’incarnation de son Fils, seconde hypostase de la Trinité. Le Verbe en s’incarnant prend la nature humaine et par la même la nature humaine est en filiation avec la Sainte Trinité.
En cela il sauve la nature humaine dès l’incarnation qui recrée la relation entre l’homme et Dieu.
Le péché originel est une faute contre Dieu. Cette faute nécessite un acte de justice et donc une expiation. Là encore, seul Dieu fait homme, Jésus est capable de faire ce sacrifice d’expiation qui est le sacrifice de soi, dont les sacrifices d’animaux et principalement celui de l’agneau sont la figure.
Nous même dans un deuxième temps nous pouvons suivre Jésus et prendre une part d’expiation pour assumer une part de la rédemption du monde.
Le sacrifice purifie le « mauvais » dans la nature humaine c.à.d. l’amour de soi, l’auto référence, l’égoïsme d’où découle l’orgueil.
Le moi qui s’institue Dieu, l’homme ayant voulu sa propre autonomie comme l’a voulue Satan, entrainant le désordre du monde.
Ainsi nous sommes invités : à participer à cette œuvre de rédemption,
à accueillir le cadeau de Dieu en acceptant la purification radicale du
péché originel en nous.
Le baptême nous y rend apte, la messe nous le fait accomplir.
Qu’accomplissons-nous dans la messe ?
A travers le repas sacré et le sacrifice du Christ nous acceptons le sacrifice de notre propre moi, c.à.d. la perte de l’attachement que nous avons à notre propre âme.
Répondant à la phrase de Jésus : « celui qui accepte de perdre son âme pour moi… »
Déroulement de la liturgie de la messe.
Quelques idées fausses à quitter :
-On ne va pas à la messe pour faire plaisir et offrir un cadeau au Bon Dieu (pensée de Satan car dans ce cas c’est nous et notre ego qui sommes premier et maître)
Mais on va à la messe pour recevoir un cadeau de Dieu. Et rendre justice à Dieu.
C’est le devoir principal de tout chrétien. Nous n’avons aucun mérite.
-On est appelé au repas Divin (et pas fraternel) où nous mangeons réellement la chair et le sang de Jésus sous les espèces du pain et du vin et c’est cela qui nous rend fraternel
Le faire sans y croire est blasphématoire.
Ce n’est pas un lieu de partage. (Partage du pain, non) On reçoit un cadeau de Dieu.
Cette notion est uniquement possible chez les protestant où le pain et le vin ne sont qu’un mémorial sans transsubstantiation. Donc ils partagent le pain entre eux, geste de souvenir.
De fait nous sommes incapables dans notre état de participer à quelque chose d’aussi grand, malgré la capacité reçu au baptême.
La première chose que nous avons à faire est pénitence.
1er temps : Préparation pénitentielle.
Ce temps est un temps de purification.
L’idéal est de venir à la messe ayant reçu le sacrement de la pénitence, ou réconciliation.
A l’entrée dans l’église, de se purifier en faisant le signe de croix avec l’eau bénite, qui est un sacramental de purification. Purification que l’on fait en entrant et qui est inutile et un contre sens en sortant.
Nous reconnaissons que nous avons péché et, conscient de notre impureté, nous en avons la contrition et nous demandons pardon. Le péché le plus grave, source des autres péchés, est le premier cité : « j’ai péché en pensée ».
Vivre dans un peuple impur rend impur. On en est dépendant, imprégné, complice.
Il faut donc demander un pardon collectif qui correspond au kyrie eleison, Seigneur prends pitié, et le prêtre dit un rituel collectif de purification avec absolution collective (la seule permise !).
Nous implorons Dieu, qu’il veuille bien nous soigner.
Nous demandons sa miséricorde pour être sauvés.
2ème temps : Temps d’illumination ou d’enseignement.
Notre raison a besoin d’être illuminée par la Révélation.
Dans notre état déchu nous ne pouvons savoir par nous même ce qui est juste. Il nous faut l’apprendre par les textes sacrés de la Révélation.
Les textes sacrés, ancien et nouveau testaments, inspirés du Saint Esprit, nécessiteraient une attention particulière.
Purification avant leur prononciation, ce qui est fait par le prêtre avant l’Evangile.
« Purifie mon cœur et mes lèvres, Dieu très Saint,
Pour que je fasse entendre à mes frères la Bonne nouvelle »
Acte qui se produit dans l’ancien testament quand Isaïe se retrouve face à Dieu.
Il se rend compte qu’il est issu d’un peuple à la bouche impure, étant donc lui aussi à la bouche impure. Un ange de Dieu vient lui purifier la bouche avec un charbon ardent, ce qui le rendra apte à être le « porte parole » de Dieu. (Is 6. 1-)
Le respect des autres textes sacrés devrait être aussi très grand, donc :
Ils devraient être proclamés de façon intelligible et claire pour l’assemblée.
Ils ne devraient pas être lus par un enfant.
Le lecteur devrait être baptisé et confirmé.
Aux lectures fait suite un temps de commentaire des textes, l’homélie.
3ème temps. Temps Eucharistique. Clef de voûte et sommet de la messe.
Le prêtre, au travers de sa présence, fait participer à la seule et unique messe de Jésus.
Il s’agit du même temps, de la même parole, de la même et unique réalité.
Nous sommes hors du temps, transportés au repas sacré de Jésus du jeudi saint et allons le suivre jusqu’à sa résurrection le dimanche de Pâques.
--Offertoire
Présentation des offrandes du pain et du vin pour qu’elles soient bénies, sanctifiées par Dieu selon le rituel de la loi de Moïse.
« Tu es béni, Dieu de l’univers, toi qui nous donnes ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes ; nous te le présentons…. »
« Tu es béni, Dieu de l’univers, toi qui nous donnes ce vin, fruit de la vigne et du travail des hommes ; nous te le présentons…
Mais cette offrande des fruits de la terre à Dieu ne peut être l’objet du culte juste que nous devons à notre Dieu créateur.
En effet lui offrir le fruit du travail des hommes revient à lui offrir le cadeau qu’il nous a fait c.à.d. sa création.
Ceci éclaire l’énigme de Caïn et Abel
Dans l’histoire de Caïn et Abel nous voyons l’institution par Dieu du premier culte que l’homme a à lui rendre.
L’offrande « des fruits de la terre » par Caïn n’est pas agréée.
Par contre le sacrifice des premiers nés du troupeau c.à.d. des agneaux, par Abel le juste, est agréé par Dieu.
Si l’offrande du travail des hommes consiste à offrir une chose qui appartient déjà à Dieu, le sacrifice de l’agneau est la figure du sacrifice de soi même. Dans ce cas ce que nous donnons c’est nous même et c’est cela que nous avons à faire comme culte juste à Dieu. C’est la raison pour laquelle le choix d’Abel est juste et agréé par Dieu.
Pour nous les hommes nous ne pouvons le faire qu’en figure, nous ne pouvons nous auto-sacrifier, c’est une faute. Dieu seul pourra être l’objet du sacrifice. Et il ne s’agira pas d’un auto-sacrifice car Jésus toujours obéit en tout à son Père.
--Epiclèse. La transsubstantiation du pain et du vin.
Pour qu’un homme puisse être le lieu du sacrifice et le réparateur du lien avec son Dieu, il fallait que celui-ci soit Dieu lui-même.
Dieu dans son immense bonté a condescendu, pour nous, à se faire homme en s’incarnant dans la vierge Marie. Jésus est homme et Dieu. Il va pouvoir avoir cette action de guérison en acceptant d’être le sacrifié.
Dans la messe nous revivons l’incarnation de Dieu dans sa création par l’intercession du Saint Esprit comme cela avait été le cas de Marie.
Il va faire qu’un élément du monde, le pain et le vin soit transformé en sa chair et son sang. Et cela est absolument indispensable car, comme nous venons de le voir le sacrifice ne peut être que le sacrifice de la chair et du sang.
Bien sûr aucun homme ne peut transformer du pain et du vin en sa chair et son sang et donner cette chair et ce sang en participation. Dieu seul a cette puissance et ce pouvoir.
Mais pourquoi choisir du pain pour la chair et pas un peu de viande ? Le pain est la figure et l’analogue de la parole humaine qui va être transformé en le Verbe fait chair, Parole divine faite chair.
--Élévation. La passion, la mort sacrificielle, la résurrection de Jésus.
Tel le culte d’Abel le juste, le sacrifice de Jésus peut être appelé le sacrifice de l’agneau immolé, l’Agneau de Dieu.
L’homme racheté pourra participer à la victime qui lui donne chair, sang, âme et divinité.
Participant à Jésus il va maintenant être capable de rendre grâce pour cet immense, incommensurable cadeau.
Jésus nous rachète de la faute.
Jésus nous transporte dans sa Vie à lui.
--Petite Élévation.
« Par lui, avec lui et en lui, à toi, Dieu le Père tout puissant, dans l’unité du Saint Esprit, tout honneur et toute gloire. »
Ainsi, l’humanité, participant à l’Homme et Dieu qu’est Jésus, va être entrainée en Dieu, à sa droite dans le Fils. La paix de Dieu.
C’est en tant que participant au Fils (par lui, avec lui et en lui) que l’humanité va pouvoir faire action de grâce. Et chacun est invité à dire la prière du Fils : le Notre Père.
--Communion.
Moment de participation complète à la chair, au sang, à l’âme et à la divinité du Christ.
Cette communion à la victime nous transforme en lui. Ce n’est pas nous qui transformons le Christ en nous (comme on le ferait d’une simple carotte), mais fait extraordinaire et divin, c’est nous qui sommes transformés en lui en mangeant sa chair et en buvant son Sang.
On perd son moi pour vivre de celui de Jésus.
Nous ne vivons plus de notre propre vie, mais nous vivons de sa Vie, si on est chrétien à l’égal d’un Paul.
A ce moment nous pouvons dire que nous sommes fils du Père et frères en Jésus.
--Renvoi de l’assemblée.
Participant à la paix de Dieu, ayant participé à la chair du Christ et par là ayant été élevés avec le sacrifice d’élévation (MISSA hsym), on peut proclamer l’« ite missa est », le sacrifice d’élévation est accompli. Alors des hommes constitués frères peuvent être envoyés dans le monde pour témoigner du cadeau qu’ils ont reçu : missum estis : allez ! Vous êtes envoyés.
Résumé d’un enseignement de Mr. J-F Froger , Toulon, Mars 2010.