signe de croix

Publié le par joS

                                                   LE SIGNE DE LA CROIX

 

 

 

Les chrétiens ont une pratique si courante du « signe de croix » qu’ils ne se posent guère la question de sa signification et encore moins de son origine. D’abord parce que l’une et l’autre paraissent évidentes : c’est le souvenir de la croix du Christ !

Cependant, « le signe de la croix » qui consiste à tracer au dessus de soi ou au dessus d’un objet deux lignes qui se croisent ne rappelle pas par soi la Croix du Golgotha. Le souvenir dont on fait état est une interprétation surajoutée, qui vient du fait que l’on a bel et bien oublié le sens de ce geste et que le mot croix évoque invinciblement celle du Golgotha, pour tout chrétien.

1/ Le signe de croix est d’abord un geste accompagné de paroles. C’est donc un rituel. C’est ce que l’on appelle un sacramental, signe non efficace de soi mais selon les vertus de celui qui le fait.

Cependant ce rituel comporte un geste qui a une signification intrinsèque et des paroles qui, elles mêmes, sont signifiantes en dehors de l’usage sacramental.

C’est un rituel que tout chrétien peut opérer sur lui-même. Mais qui est aussi utilisé de façon solennelle pour bénir, par l’évêque ou le prêtre qui tracent la croix sur autrui ou sur les choses (consécrations diverses). La plupart du temps, le rituel du signe de croix est accompagné d’une projection d’eau bénite (voir article). L’eau bénite sert à la purification.

A quoi sert le signe de croix ?

2/ Le geste consiste à tracer dans l’air un premier trait qui part du descendant vers le bas puis un second trait de gauche à droite croisant le premier trait en son milieu.

Ou bien de tracer sur soi le geste en commençant par toucher le front et en descendant, toucher le cœur puis l’une et l’autre des épaules.

Il y a deux sens possibles : de droite à gauche et de gauche à droite !

Le premier se faisait par les chrétiens laïcs recevant la bénédiction du prêtre qui le faisait de gauche à droite. Autrement dit, les catholiques font tous (prêtres et laïcs) le signe du prêtre et les orthodoxes font tous (prêtres et laïcs) le signe des laïcs. Peu importe d’ailleurs.

Quel est le « sens » de ce geste complexe ?

Le sens du geste lui-même est de balayer les quatre points cardinaux, c'est-à-dire à recouvrir tout espace. La bénédiction qui est dite recouvre donc toute chose. Elle prend cette forme gestuelle parce que l’on entend consacrer toute chose à Dieu. Mais historiquement ce tracé est aussi celui de la lettre hébraïque ancienne tav : +   et désigne par la « le signe » par excellence, car tav est un signe.

Et lorsque Dieu veut châtier la ville de Jérusalem infidèle. Il dit à un « homme vêtu de lin » : « tu dessineras un signe (un tav) sur le front des hommes qui soupirent et gémissent à cause de toutes les iniquités qui s’y commettent » afin de les épargner pendant que d’autres exterminent les impies. (Ez 9,4)

De même dans l’Apocalypse, St Jean écrit : « Et il leur fut dit de ne pas nuire à l’herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur le front ». (Ap 9,4)

Toujours dans l’Apocalypse, nous apprenons que ce sceau  (hotam) est le Nom de Dieu : « Voici l’Agneau debout sur le mont Sion et avec 144 milliers, ayant son nom et le nom de son Père  écrits sur leurs fronts ».

Le sceau de Dieu est son NOM et c’est précisément le signe dont parle Ezéchiel, parce que ce signe est un tav, et que le tav s’écrit comme une croix +, qui est le résumé du nom de Dieu Yoh, Hé, Vaw, Hé, les quatre lettres du nom sacré.

 

En les énumérant autour du + (tav) on dit Yoh, Hé, Vaw, Hé. Cela est écrit sur le front pour signifier que c’est compris et proclamé visible de tous.

Si on fait le geste de tracer la croix.

 

On dit Yoh, Vaw, Hé-Hé.  Or le Yod désigne la puissance créatrice du Père, le Vaw désigne le pieu, ce qui est planté en terre, c'est-à-dire, l’incarnation du Fils et le Hé désigne le souffle. Hé-Hé désigne le Saint Esprit.

On comprend dès lors pourquoi on dit qu’en faisant le geste de dessiner une croix (en fait un tav), c'est-à-dire un signe, on fait un « signe de croix ». On comprend aussi qu’on dise « au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit », dans l’ordre du dessin ou du geste. Ce « Nom » est bien celui de Dieu   יהוה  révélé à Moïse et qui est le sceau imprimé sur le front des sauvés par le Christ - Agneau.  Mais au lieu de l’énoncer dans l’ordre des lettres, on l’énonce dans l’ordre du geste. Et il se trouve, mais ce n’est certes pas un hasard, que les deux Hé (ה) qui signifient « souffle » dans le Nom, sont réunis dans le geste et désignent adéquatement le Saint Esprit qui « procède du Père et du Fils ».

Lorsqu’un chrétien fait une croix sur son front, sur sa gorge et sur son cœur, au moment de l’écoute de l’Evangile, il consacre par là au « nom de Dieu », c'est-à-dire à Dieu même, son âme, sa parole et son intelligence (situé dans le cœur pour tous les orientaux). Cela correspond d’ailleurs à trois chacras : ajna (connaissance), višuddha (parole), anahata (cœur) rapporté par le bouddhisme au corps vivant (animé), à la parole et à l’esprit (intelligence).

On étend cette consécration à tout le corps en touchant le front, le cœur et les épaules lorsqu’on fait le grand signe de croix et en prononçant précisément : au nom du Père (front) et du Fils (cœur) et du Saint Esprit (épaule).

Les épaules étant le lieu de la force, le Saint Esprit est invoqué ici comme Puissance de Dieu (la Puissance de Dieu te prendra sous son ombre Luc 1, 35)

Lorsque Jésus, le Fils de Dieu, a été fixé sur un pieu (la croix de la crucifixion) les apôtres n’ont pas pu ne pas voir le Vaw du nom de Dieu réalisé jusque dans l’histoire et incarné dans la chair. Le « vaw » c’est aussi le clou.

 

Aussi on peut superposer la croix du Christ où il est cloué avec la croix du tav (le signe), sceau du nom de Dieu.



Et cela réalise complètement la parole de Jésus dans l’apocalypse : « Je suis l’alpha et l’oméga… »  Ce qui en hébreu se dit nécessairement « Je suis l’aleph et le tav » ( aleph, tav est l’épellation du mot   ’ot  qui signifie aussi et pleinement : signe, marque.

Le chrétien imprime donc lui-même la marque du nom de dieu sur lui-même en lui consacrant son âme, son cœur et son intelligence, toutes ses forces….rituel qu’il peut accomplir parce qu’il est baptisé (plongé dans la mort du christ).

Il peut aussi consacrer tout l’univers, la croix désignant tout, par le même signe, avec les mêmes paroles.

 

 

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Publié dans sacramentaux

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A
<br /> c'est très intéressant de pouvoir connaître la signification des rites, bon comme suis pas experte il va me falloir plusieurs lectures et une bonne réflexion pour faire des commentaires plus<br /> intelligents.Tu pourras expliquer le golgotha<br /> <br /> <br />
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